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SYMBOLES :

DE COATLICUE, LA TERRE-MERE
AUX REPRESENTATIONS MURALISTES

 

LA TERRE

L'image de la terre-mère apparait dès l'époque agraire maya avec le mythe d'Ixquic issu du Popol Vuh. A la fois aimée et crainte elle se développe sous les traits de   Coatlicue, mère des dieux et guerrière chez les aztèques. Elle est décrite par fray Bernardino de Sahagun dans son Histoire générale des choses de la Nouvelle Espagne au XVIème siècle, comme celle qui porte une jupe (cueitl) de serpents (coatl). Elle enfante de Tezcatlipoca, seigneur de la nuit de manière clandestine.

Terrible gardienne des ténèbres, elle se distingue sous les traits de Téodula Moctezuma dans "La plus limpide région de l'air" de Carlos Fuentes Elle pousse son fils spirituel, Ixca Cienfuegos jusqu'au sacrifice, qui a échoué jusque là.

 

LA MORT

C'est grâce à Posada que nous connaissons en France les images du culte voué à la mort au Mexique. Depuis toujours elle constitue une élément intrinsèque à la culture mexicaine, des temps pré-colombiens jusqu'à nos jours.
Elle se manifesta la plupart du temps sous l'apparence d'une femme séduisante et...fatale.Elle donne aussi l'occasion à l'imaginaire collectif d'exprimer ses craintes de manière macabre comme cette berceuse enfantine qui conte l'histoire d'un homme qui éventre sa mégère de compagne.

 

LA PROTECTRICE

C'est dans la peinture muraliste que la femme apparait généralement de manière positive. Elle est souvent représentée comme concept ou idée, telle la Terre-mère de Diego  Rivera, ou la sagesse des sciences de  Montenegro.


En outre, on retrouve à de nombreuses reprises l'image de la mère dans le narration mexicaine. Elle prend également les traits de  La Guadalupe, la vierge indigène, véritable emblème du pays, qui protège les plus démunis. Si elle symbolise en premier lieu la dominance du catholicisme, il se dessine en filigrane derrière cette figure d'antiques idoles. La population indigène, dans l'obligation de se convertir durant la conquête, y trouvera un refuge. Célébrée dans tout le Mexique, elle fait l'objet de nombreux  chants populaires ( et dévôts).

 

 

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